Bêtes à bon dieu

Publié dans pratik, nature 
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Blette

Le jardin de la maison où nous avons emménagé est envahi de pucerons. Plus exactement — et plus correctement, il s’agit de tétranyques, ces minuscules araignées rouges qui aiment à coloniser les belles feuilles vertes. Et pas question qu’ils viennent bouffer mes tomates, mes poirées, sans parler des rosiers déjà établis. Cette saloperie d’insecte est responsable de l’éradication du houblon dans le nord de la Californie au début du XXe siècle (la localité de Hopland, à une demi-heure de la maison, doit son nom aux champs de houblons qui couvraient autrefois l’endroit, désormais remplacés par des vignes et des vergers).

Paquet

Heureusement, cet acarien de sa mère a plusieurs prédateurs. Et l’un d’entre eux est la coccinelle. Et on peut en commander. Sur le site de Home Depot, la demi-pinte de ladybugs coûte 14,95 dollars plus taxe (frais d’envoi inclus). La chaîne sous-traite à une société spécialisée, Ladies in Red. Après commande en ligne, je reçois un appel de la société me prévenant que les insectes sont prêts, et devront arriver à la fin de la semaine.

Et ce soir, devant ma porte, UPS dépose une boîte remplie d’une pinte des jolis insectes. La notice prévient que les coccinelles doivent être dispersées à l’abri du soleil, mais il se couche déjà, et nous sommes à l’ombre. Nous ouvrons donc avec des ciseaux les sachets en plastique dans lesquels sont contenues les coccinelles, et hop, nous les dispersons autour de la maison.

Coccinelles

Au boulot, mesdames. Avec un peu de chance, elles s’attaqueront aux tétranyques. Le problème, c’est que l’utilisation d’insectes pour contrôler la population d’autres insectes relève parfois davantage de la loterie que de la science. Ou plutôt, il y a tellement de facteurs à considérer que le choix de l’espèce prédatrice est une équation difficile à résoudre. Si les coccinelles ne font pas affaire, nous essaierons ensuite la Phytoseiulus persimilis, une autre araignée qui parasite les tétranyques et les éradique progressivement. Le problème, c’est que beaucoup de ces prédateurs des pucerons se plaisent souvent dans un climat chaud, mais humide. Une serre, par exemple. Mais ici à Lakeport, la chaleur est au rendez-vous, mais pas l’humidité. On verra donc si les coccinelles ont un impact sur les parasites. Si oui, je me mettrais peut-être moi-même à les élever.

Commentaires

3 commentaires sur “Bêtes à bon dieu”

  1. Chloé254 le 22 mai 2009 23:55

    Je découvre ton blog avec cet article et tu me donnes très envie d’avoir moi aussi mon jardin… peut-être plus pour l’idée d’acheter des coccinelles sur Internet que pour jardinier ;) C’est une super bonne idée et Home Depot vient de gagner des points avec moi maintenant que je sais qu’ils offrent de telles options aux jardiniers!! Je continue à te lire!

  2. Thomas le 23 mai 2009 12:19

    en tout cas mieux que les produits chimiques !

  3. geneline le 23 mai 2009 15:39

    Sauf erreur de ma part, il me semble bien que ce sont les larves des coccinelles qui attaquent efficacement les pucerons. Il faudra peut-être être patient!

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