Je viens de passer quatre des dernières quarante-huit heures dans le fauteuil d’une hygiéniste dentaire. Au programme : détartrage et nettoyage des gencives au laser, entre autres. L’ibuprofène est devenu mon pote.

En deux séances, la pro qui m’a infligé ce nettoyage en profondeur n’a pas utilisé une seule fois le mot pain (douleur). À la place, elle semble avoir été formée pour n’utiliser que des formules euphémistiques, du genre :

OK, now you’re gonna feel a little bit of pressure.

Your cheek is going to burn a bit.

You’ll be feeling some discomfort there.

Cette marque de professionalisme et les analgésiques qui y étaient associés m’ont presque fait oublier la programmation abrutissante de KOIT, la radio soft rock mal-nommée de San Francisco, qui fait tourner en boucle une quarantaine de morceaux dont seuls une demi-douzaine méritent la prospérité, tandis que le reste testaient ma faible tolérance pour la merde musicale des trois dernières décennies.

Commentaires

2 commentaires sur “Euphémisme de la douleur”

  1. Manu le 7 mai 2009 15:12

    Faible tolerance dis-tu? ;-)

  2. Nikita le 14 mai 2009 5:50

    C’est marrant, ça m’a rappelé mon expérience argentine, y a trois ans. Et j’ai retrouvé un post où j’en parle. Relatée ici et avec le mot “pain”, justement, qui était l’un des deux seuls que maîtrisait le bon dentiste : http://60millions.viabloga.com/news/i-and-i-say

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