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fév
15
Si vous vous intéressez un peu à la question, vous devez déjà le savoir : le projet de wifi municipal san-franciscain pour lequel l’alliance Google-Earthlink avait été retenue en 2006 a bel et bien été enterré — ou du moins mis au placard — il y a déjà un moment. Sur Union Square, Google n’est plus partenaire de Feeva, et la connexion y est pour le moins foireuse. Même si les électeurs de la ville se sont aux deux tiers déclarés favorables à la déclaration d’intention de la municipalité pour un wifi gratuit en novembre dernier, il ne s’agit plus que d’un projet, Earthlink s’était distancé en août du concept, victime de soucis financiers lui interdisant l’aventure.
Alors certes, comme dans la plupart des grandes métropoles industrialisées du monde, ce ne sont pas les points d’accès wifi publics qui manquent. Outre les bibliothèques publiques, de nombreux cafés indépendants de la ville en proposent, souvent comme un argument de vente pour lutter contre les chaînes concurrentes, notamment Starbucks, qui offre un accès payant via T-Mobile. L’abonnement nécessaire y revient cher, entre 29,99 et 39,99 dollars par mois (un peu moins pour les utilisateurs du service de téléphonie mobile de l’opérateur), et le passe quotidien coûte pas moins de 9,99 dollars. Il reste un luxe pour beaucoup, même si le réseau de T-Mobile s’étend également au magasins Borders et FedEx Kinko’s, ainsi qu’à de nombreux aéroports et chaînes d’hôtel. À l’heure où le wifi devient un service de consommation courante, les tarifs de l’opérateur tiennent véritablement de l’arnaque.
Seulement voilà : Starbucks a viré l’opérateur teuton, et a adopté une nouvelle stratégie, faisant appel aux services de l’hydre AT&T. J’y faisais allusion récemment : des rumeurs couraient sur l’avènement d’un accès wifi gratuit dans les magasins de l’enseigne. L’annonce a été faite officiellement le 11 février, et la transition doit se faire fin 2008.
Les clients existant des services Internet à haut débit d’AT&T auront un accès illimité à ces nouveaux points d’accès. L’opérateur a également annoncé que ses abonnés de téléphonie mobile bénéficieront à terme du même avantage, mais n’a pas fourni de date. Pour les autres, le service nécessitera la détention d’une carte Starbucks rechargeable. La carte devra avoir été activée et avoir un solde positif. Avec cette carte, l’accès wifi sera disponible et gratuit, mais pour seulement deux heures. Au-delà, chaque tranche de deux heures sera facturée 3,99 dollars. Un abonnement mensuel de 19,99 dollars permettra un accès illimité à tous les points d’accès AT&T (estimés à 70 000 dans le monde). Les détenteurs de cartes Starbucks peuvent déjà gérer en ligne une ou plusieurs cartes pour en vérifier le solde ou y ajouter un montant. En d’autres termes, il suffit d’acheter une carte avec un solde minimum, et une fois activée, elle tiendra lieu de passeport à vie.
Que les clients de T-Mobile Hotspot se rassurent : d’après les informations obtenues par Om Malik, ils pourront continuer à utiliser les services wifi de Starbucks avec leur compte existant.
Cette évolution va faire de Starbucks le plus gros fournisseur d’accès wifi public des États-Unis. Le cafetier possède en effet plus de 10 000 enseignes dans le pays, et continue à en ouvrir de façon régulière, même si, prudent, il a revu à la baisse le nombre de magasins qu’il ouvrirait en 2008 (100 enseignes aux chiffres décevants vont même être fermées). L’accès gratuit (ou presque) à partir des restaurants de la sirène risque de rendre la concurrence encore plus rude pour les petits cafés indépendants qui proposent déjà un wifi ouvert (et généralement illimité). En revanche, les snobs qui préféraient les magasins Starbucks pour y éviter les hippies et autres artistes désargentés râlent déjà.
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4 commentaires sur “Le wifi municipal est mort, vive Starbucks”
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Ben, moi, je suis plutot content, parce que je te jure que de trouver un cafe avec tu Wifi gratuit -ou pas trop cher- et une vraie connexion, c’est pas fastoche en ville! Mon adresse dans FiDistrict : Golden Gate Perk!
C’est clair, le FiDi est l’un des quartiers les moins bien lotis pour ça. Golden Gate Perk est une bonne adresse : l’endroit a été ouvert par une ancienne collègue à moi. — Arnaud
Une petite chose comme du wifi dans un Starbuck m’enchanterait littéralement. Ce qui manque dans mon coin c’est justement un Starbuck dans lequel je pourrais rôder sur le net tout en déballant des achats faits à la FNAC.
D’une certain façon côté wifi ça vient puisque SFR a signé un deal avec la ville de Nantes pour nous arroser en wifi. 3€ de l’heure (http://tinyurl.com/22tndm)
Je suis a Genève et Lausanne actuellement. Il y a 2 starbucks qui sont bondés tous les jours. Ils sont petits, ce qui n’aide pas. Le wifi y est gratuit pendant 30 min, duré de la carte. Mais on peut en demander autant qu’on veut
Depuis le 1er janvier, le wifi public de Lausanne s’est arrêté, à cause du manque d’utilisateur (et donc d’un coût trop important). Aujourd’hui on doit jouer entre Starbuck’s, Manora, McDo coté commerces ou les Foneras et quelques routeurs restés ouvert). Est ce que Lausanne a un plan pour le fitur, je ne sais pas. Mais Lausanne pourrait suivre Genève qui a “investi” dans FON, en achetant 500 fonera, et les a donné aux citoyens genevois.
Sinon il y a partout le wifi de Swisscom disponible dans la plus part de lieu public (place, gare, hotel…) et qui coute bien sur.
Ah ben s’ils le font gratuitement ca serait plutot pas mal !