Admettons-le : à tort ou à raison, les États-Unis sont un pays que les Français associent rarement à l’idée de promotion de la culture générale.

Pourtant, il est un domaine fondamental où la France peut prendre une leçon de la part de la patrie de Melvil Dewey : celui des bibliothèques publiques. Bien que victimes de coupes budgétaires sévères au cours des dernières années, les bibliothèques gérées par les municipalités et les comtés (et les quelques-unes dépendant directement des États ou du gouvernement fédéral, dont la plus grande du monde, celle du Congrès) constituent une richesse remarquablement supérieure lorsqu’on les compare à leurs homologues françaises. Il est vrai que le concept de bibliothèque publique est une invention anglo-saxonne. Mais les Américains, qui n’ont pourtant pas de ministère de la Culture, ont des gouvernements subventionnant un large réseau de bibliothèques, souvent appuyées par les dons généreux de quelques mécènes locaux.

Chaque comté ou grande ville possède généralement au moins plusieurs bibliothèques publiques. Elles sont souvent ouvertes tard au moins deux jours par semaine, et possèdent pour la plupart une collection au moins basique d’ouvrages de référence et de périodiques. En Californie, la quasi-majorité d’entre elles sont informatisées, et leur catalogue est souvent accessible directement en ligne. Certaines sont fédérées dans le cadre d’un ou plusieurs comtés, partageant leur catalogue et leur système de prêt. Outre des livres et des périodiques, elles possèdent la plupart du temps des collections de disques, de films et de livres audio en accès gratuit. Il est curieux en passant que l’industrie du disque ne se soit jamais scandalisée du prêt de CD, malgré le risque de piratage qu’il représente.

BPSF
La bibliothèque publique de San Francisco, un repaire populaire chez les SDF de la ville.
Photo : vasta. Licence Creative Commons.

Dans la région de San Francisco, les bibliothèques publiques de la Péninsule sont rassemblées au sein du Peninsula Library System. Celles des comtés de Napa et Solano partagent leur catalogue via SNAPWeb, et celles de Sonoma, Mendocino et Lake ont mis leur fonds en commun.

La bibliothèque de Menlo Park me permit ainsi non seulement d’emprunter de nombreux bouquins, mais aussi des DVD et CD audios. Le choix est moins grand que sur Netflix, mais c’est gratuit et immédiat.

La politique en matière de prêt diffère selon les établissements. Les bibliothèques de la Péninsule sont ouvertes à tous, mais le prêt extérieur n’est possible qu’aux résidents de la région. Celles de San Francisco, de Marin, de Sonoma ou de Napa, en revanche, permettent à n’importe qui d’obtenir une carte et de faire un prêt. Celles qui partagent leur catalogue permettent en général les prêts inter-bibliothèque. J’ai ainsi récemment pu demander à la modeste bibliothèque de Lakeport la livraison d’un ouvrage que seule détenait celle de Santa Rosa (j’ai été prévenu de l’arrivée du livre par email). J’ai également pu emprunter avec ma carte du comté de Lake deux livres à la bibliothèque régionale de Cloverdale, dans le comté de Sonoma, que je pourrai rapporter à celle de Lakeport, qui se chargera de leur rapatriement.

Le nombre d’ouvrages ou articles pouvant être empruntés diffère également selon les bibliothèques. Celle de San Francisco autorise jusqu’à 50 livres à la fois. Celle de Napa seulement 15. La durée des prêts varie aussi, de trois à quatre semaines en général pour les livres (souvent renouvelables), et d’une à deux semaines pour les DVD ou CD.

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La bibliothèque municipale de Boston, la plus grande et la plus vieille du pays. Photo : Daniel Schwen. Licence Creative Commons.

Ajoutez à cela les bibliothèques de la plupart des universités dites publiques, ainsi que de celles de nombreuses universités privées, qui sont souvent ouvertes à l’ensemble du public, et généralement en accès direct (le prêt est y cependant restreint aux étudiants et à la faculté, mais certaines permettent l’emprunt d’ouvrages aux visiteurs détenant une carte, souvent payante).

Pour ceux qui recherchent du contenu francophone, il y a aussi la bibliothèque de l’Alliance française de San Francisco, ouverte à tous (le prêt n’est cependant ouvert qu’aux membres, moyennant donc un minimum de 50 dollars par an).

Suite

Arnold ne plaisante pas avec les coupes budgétaires. En bon fiscal conservative, le gouverneur a annoncé le 10 janvier dernier une série de mesures visant à réduire le déficit de l’État. Il a demandé à ses hauts fonctionnaires des mesures visant à réduire leurs dépenses de 10%. Les dents grincent, surtout du côté des écoles, qui risquent de se voir imposer un resserrement de ceinture de l’ordre de 5 milliards de dollars.

Le problème, évidemment, c’est que personne ne veut jamais être la victime d’une coupe budgétaire, même ceux qui prônent normalement la « responsabilité fiscale », une expression qui aux États-Unis désigne une politique de dépense conservatrice, à des années-lumières de celle du gouvernement fédéral actuel, par exemple.

Parcs californiens
Carte des parcs et monuments californiens visés par la coupe budgétaire et dont la clôture au public est proposée. Grand format et version PDF.

Parmi les programmes visés, les parcs gérés par l’État : 49 fermetures au public sont proposés par Sacramento, visant à réduire les frais de l’administration.

Dans la région immédiate de San Francisco, le parc de Portola Redwoods et l’aire récréative de Candlestick Point figurent dans cette liste. Moins touristiques que d’autres parcs d’État, ils ont cependant leurs fidèles, notamment respectivement parmi les randonneurs et les ornithologues. Dans le reste de l’État, de nombreux parc côtiers et plages sont également concernés, ainsi que beaucoup de parcs et monuments historiques.

Parc de Clear Lake
Le parc d’État de Clear Lake, connu pour ses plages et ses bois peuplés de dindes et de chevreuils, figure parmi les parcs visés par la coupe budgétaire.

Dans mon comté adoptif, Lake, il n’existe que deux parcs gérés par l’État (celui de Robert Louis Stevenson déborde légèrement sur Lake, mais se trouve pour le plus gros dans le comté de Napa). Et manque de chance, les deux sont sur la liste : Clear Lake State Park, sur la rive sud du lac, accueillant notamment campeurs et amateurs de bateau, et Anderson Marsh State Historic Park, au sud-est, un sanctuaire marécageux et un site archéologique des ancêtres des Indiens Pomo de la région qui héberge aussi un festival annuel de bluegrass.

Pour le comté, c’est une très mauvaise nouvelle. Car Lake, déjà lourdement handicapé par un taux de chômage et de pauvreté bien au-dessus de la moyenne californienne, n’a pas vraiment besoin de ça. Le parc de Clear Lake, notamment, est la destination touristique principale de la région. Le comté a certes d’autres choses à offrir, comme ses quelque vingt-deux domaines viticoles, mais les voisins de Napa et Sonoma, plus chers mais plus faciles d’accès, ont déjà le quasi-monopole de l’œnotourisme. Le lac continuera à attirer les pêcheurs et les wakeboarders, mais la fermeture des deux parcs d’État, les plus grands dans la région, va indubitablement fragiliser l’économie locale, et créer davantage de manque à gagner que d’économies (fermer le parc n’économiserait qu’environ 333 000 dollars par an).

Le chapitre local du Sierra Club, soutenu par les chambres de commerce locales — une alliance peu commune — proteste vivement contre ces mesures annoncées. Une pétition est disponible au format PDF, qu’il vous suffit d’envoyer par la poste à l’adresse indiquée une fois signée.

J’encourage aussi vivement à écrire ou faxer directement au gouverneur à l’adresse suivante :

Governor Arnold Schwarzenegger
State Capitol Building
Sacramento, CA 95814

Fax: 916-558-3160

Cloverfield

Cloverfield, réalisé par Matt Reeves. Écrit par Drew Goddard.
Avec Michael Stahl-David, T.J. Miller, Jessica Lucas et Lizzy Caplan.
Paramount/Bad Robot. 85 minutes.
Actuellement sur les écrans en Amérique du nord.
Sortie le 1er février au Royaume-Uni, le 6 février en France et en Belgique.

Dans Cloverfield, Rob, jeune homme de bonne famille amouraché de sa meilleure amie Beth mais n’ayant pas eu le courage de lui admettre, s’apprête à quitter New York pour Tokyo. Il n’aura cependant pas besoin de traverser le Pacifique pour croiser un monstre godzillesque. Une explosion gigantesque interrompt sa soirée d’adieu dans son douillet loft de SoHo. Dans les heures qui suivent, Rob et ses amis se retrouvent dans les rues de Manhattan, errant à la recherche de Beth tout en cherchant à éviter la créature gigantesque qui est en train de mettre l’île à sac, semant sur son chemin une progéniture meurtrière.

Le tout est capturé en images par Hud, le pote un peu lourd de Rob qui s’est auto-désigné documentariste de l’épopée, et qui malgré sa grande gueule fatigante fait un plutôt bon boulot vu les circonstances. Son travail de vidéographe est précédé et parfois entrecoupé de scènes datant d’un mois auparavant, chroniquant habilement l’idylle spontanée de Rob et Beth. L’effet est réussi, rappelant quelque peu le pseudo-documentaire du Blair Witch Project.

Course
Escape from New York.
Photo : Paramount/Bad Robot. Tous droits réservés.

Cloverfield, un film au titre cryptique promu depuis l’été grâce à des bandes-annonces mystérieuses, a été réalisé par Matt Reeves, jusqu’ici surtout connu pour son travail sur différentes séries télévisées. Mais c’est le nom du producteur J.J. Abrams (Alias, MI:3 et travaillant actuellement sur un nouveau Star Trek au cinéma dont le teaser vient de sortir) qui a été mis en avant dans la promotion du film.

Les Américains sont-ils prêts à accepter de voir autant de destruction dans les rues new-yorkaises, seulement (ou déjà) six ans après le 11 Septembre ? (Certaines scènes, comme celle où le groupe s’abrite dans une épicerie alors que les débris envahissent la rue après la chute d’un immeuble, semblent être directement transposées des vidéos amateur documentant la journée tragique.) Apparemment, oui. Le film a amassé plus de 46 millions de dollars lors du weekend de sa sortie, du jamais vu pour un mois de janvier, et plus du double du budget de production.

Alors bon, les analyses critiques vont pouvoir s’en donner à tout va sur la signification du monstre. De la même façon que Godzilla est une image japonaise pour la menace nucléaire et la nature dangereusement sismique de l’archipel, le monstre de Cloverfield représente-t-il la vengeance de la nature sur l’égoïsme pollueur du genre humain ? Une métaphore pour l’échec annoncé de la soi-disant guerre contre le terrorisme ? Une punition divine pour la vanité et l’opulence obscène affichée par ces beaux jeunes gens que sont les personnages principaux, des fils-à-papa encravatés et des jolies filles semblant tout droit sorties d’un reality show de MTV ?

Store
Une scène rappelant le 11 Septembre.
Photo : Paramount/Bad Robot. Tous droits réservés.

Peu importe. On s’en fout. Le scénariste, Drew Goddard, l’une des plumes derrière Alias et Lost, n’en sait sûrement rien lui-même. Cloverfield vaut le détour parce que c’est un film d’une efficacité redoutable. Les scènes d’exposition où des jeunes gens insouciants s’amusent, s’engueulent et se bécotent sont interrompues brutalement, et à partir de là, c’est une flippe non-stop, accumulant les scènes terrifiantes. Les rares temps morts sont les scènes innocentes filmées par Rob plusieurs semaines auparavant, effacées presque entièrement par Hud dans son entreprise vidéographique, qui ne font que désorienter encore davantage le spectateur, avant de le replonger dans l’horreur.

Suite

Snowed In

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Kono Tayee

Parler de la pluie et du beau temps m’a toujours gonflé. Parlons donc neige.

Non, je ne suis pas enneigé. Mais je peux voir les versants saupoudrés de blanc du mont Buckingham, l’un des sommets de Konocti, à seulement trois cents mètres de ma fenêtre. Et quelques centimètres de neige ont apparemment causé de gros soucis de circulation sur les artères principales du comté. J’ignore si le manque de préparation de Caltrans est coupable — l’agence est d’habitude relativement efficace. Je penche plutôt pour l’incompétence notoire des Californiens de la côte en matière de conduite hivernale. Alors certes, je ne suis pas exactement sur la côte, deux modestes chaînes de montagne me séparant du Pacifique. Mais ce n’est pas non plus la Sierra — nous sommes, après tout, à l’ouest de la Vallée centrale. Dès qu’une bonne averse tombe ou que le verglas et la neige s’en mêle, certains conducteurs paniquent et dérapent, finissant dans un bas-côté ou un pied de vigne dans le meilleur des cas. Il faut dire que le coin est pauvre, et même si la plupart des rednecks locaux sont équipés d’un camion pickup à quatre roues motrices, il y a aussi une flotte non négligeable de vieilles K cars à pneus lisses et sans ABS dont les conducteurs démontrent déjà en temps normal une incompétence spectaculaire, souvent agravée par l’alcool ou une bonne dose de meth.

Juste après midi, ça semblait s’éclaircir. Je me disais que je pourrai finalement me préparer à partir pour SF, quitte à faire un détour par la route 20 et Ukiah. Jusqu’à ce que la pluie se transforme en neige. Non, décidément, ça n’en vaut pas la peine.

Alors bon, je crois que voilà une semaine que je vais passer au chaud. Il y a une bonne dose de chili bison-bœuf à finir avec le riesling Nelson de Mendocino. J’ai un peu de ménage à faire parmi mes fichiers et mes photos. Et je vais peut-être enfin me remettre au podcast, que j’ai délaissé depuis plusieurs mois.

Rainbow
Photo : Arnaud H.

Hier, ça hésitait entre soleil et averses. Aujourd’hui, ça oscille entre neige et pluie. Demain, apparemment, ce sera tempête. Dois-je prendre la Jeep pour franchir les Mayacamas, ou risquer la Yaris au nom de l’économie d’essence ?

Il y a des claques qui se perdent au Tribunal de Grande instance de Paris. Pour ne rien dire des connards couperosés de l’Association nationale pour la Prévention en alcoolisme et addictologie, qui apparemment prennent les Français pour des cons.

L’ANPAA, une association loi 1901 généreusement subventionnée et qui s’est apparemment donnée pour mission de transformer les médias nationaux en vecteur de son message, a poursuivi Le Parisien pour une série d’articles consacrés au vin de Champagne, estimant qu’il s’agissait là d’une incitation à la consommation. Le Tribunal de Grande instance de Paris lui a donné raison, estimant que les articles en question pouvaient être assimilés à de la publicité. Le quotidien a donc été condamné à 5 000 euros d’amende pour ne pas avoir ajouté la mention « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » que toute publicité pour un produit alcoolisée se doit d’inclure, en conformité avec la loi Évin.

Du coup, les médias français, et plus particulièrement la presse spécialisée, se voient désormais forcés de devoir ajouter cette formule au début ou à la fin de tout article traitant du vin ou d’un autre spiritueux, sauf à prendre le risque de se voir condamner au nom de cette jurisprudence imbécile. Comme si la presse française, déjà soumise à un nombre incroyable de restrictions diverses pour une démocratie, avait besoin de ça. Voilà désormais que les journalistes du vin sont assimilés à des publicitaires.

Govt. Warning
Un avertissement fédéral figure sur chaque vin ou spiritueux vendu aux États-Unis, ici sous la forme d’une étiquette apposée au dos d’une bouteille française, un champagne Janisson-Baradon.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

La filière vitivinicole française aurait également pu se passer de cette décision de justice. Les exportations sont en baisse, en partie à cause d’un euro fort, rendant les vins français de moins en moins compétitifs, au moment même où d’autres pays voient leur production augmenter, à la fois quantitativement et qualitativement. Aux États-Unis, les vins français ne représentent plus que 3% de parts de marché, alors que les Australiens et les Italiens en occupent chacun environ 10%. Même les vins de pays du Languedoc-Roussillon, le plus gros des exportations françaises, ont du mal à s’imposer face aux vins chiliens, néo-zélandais et aux white zins californiens, et le créneau des vins de prestige est désormais colonisé par les trophy wines produits par les boutiques wineries de la vallée de Napa. Entretemps, les Espagnols continuent à augmenter le nombre de caisses envoyées à l’étranger. Certes, la régulation française sur les appellations et l’incroyable incompétence de nombreux viticulteurs et négociants français en matière de marketing sont aussi en partie responsables pour ce triste bilan.

Plus grave peut-être, les Français eux-mêmes boivent de moins en moins de vin. Au début des années soixante, le Français consommait en moyenne 100 litres par an — dont la majorité était, certes, du gros rouge qui tache. En 2006, la consommation annuelle est passée à seulement 55 litres. Le vin n’est plus présent sur la table quotidienne du Français moyen. De nombreux jeunes de moins de 30 ans n’en boivent jamais, ou très peu, n’ayant développé aucun goût pour le breuvage ou même l’alcool en général. À l’heure où le pouvoir d’achat des Français semble avoir pris un coup, la bouteille de vin risque de ne pas arriver en tête des listes de courses.

Qu’on ne me fasse pas de sermon sur les dangers de l’alcoolémie. Des poivrots, j’en ai connu, et j’en connais toujours. Je vis avec une procureure qui fait régulièrement des réquisitoires contre des chauffards intoxiqués. La prévention est nécessaire, mais pas sous la forme d’un slogan obligatoire apposé sur un contenu journalistique. Il y a suffisamment de censure imbécile en France, de la loi assassine condamnant la soi-disant apologie de la drogue (on ne peut ainsi pas exposer en France les vertus du cannabis médical sans s’attirer les foudres de la justice) aux textes divers interdisant la reproduction de certains propos obscènes et haineux, alimentant les arguments des antisémites et autres homophobes qui se présentent alors en victimes du judiciairement correct.

Président Sarkozy, vous aviez promis lors de votre campagne en février 2007 de revisiter la loi Évin sur la publicité pour les alcools. Je suis un grand naïf qui aime les hommes politiques qui tiennent leurs promesses.

Peut-être un terrain d’entente pourrait-il être trouvé entre les combattants de l’alcoolisme (qui semblent confondre l’alcool et son abus) et les abolitionnaires de la loi Évin. Les Américains imposent ainsi à tous les distributeurs de vins et spiritueux l’apposition sur chaque bouteille d’une étiquette mettant en garde les consommateurs contre l’abus d’alcool, sur le modèle des avertissements présents sur les paquets de cigarette.

Une pétition a été mise en ligne par la Fédération internationale des journalistes & écrivains du vin et des spiritueux pour protester la décision du TGI. Vous êtes également libre de contacter l’ANPAA pour leur communiquer votre opinion sur leur stratégie. Enfin, il est toujours une bonne idée de contacter directement vos député et sénateur pour leur faire partager votre position sur le sujet.

Vignerons et négociants de France, je bois à votre santé, et à une réforme intelligente de la loi. Et militants de l’ANPAA, je vous emmerde. Continuez à boire vos cocktails sans alcool, ils ne vous empêcheront pas de mourir de tristesse.

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