Lakeport, CaliforniaNorth Main Street, Lakeport, California.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons

Pour les Californiens, Wine Country est généralement synonyme de Napa et Sonoma. Mais le pays du vin s’étend plus au nord, et inclut le comté de Lake, dont la caractéristique principale est l’immense lac naturel qui domine la géographie de ce coin isolé de Californie. Clear Lake est le plus grand lac naturel de l’État après celui de Tahoe, qui est lui partagé avec le Nevada, et malgré sa beauté et les vignobles qui l’entourent, il reste une destination encore confidentielle que bien des habitants de la baie de San Francisco continuent d’ignorer.

Il faut dire que Clear Lake se mérite. Deux heures et demie de route vers le nord depuis San Francisco, dont une bonne moitié de montagnes si après l’autoroute 101 on prend la CA-29 puis la CA-53 pour arriver à Clearlake, la commune la plus pauvre et la moins pittoresque du comté. Plus pratique, on peut continuer sur la 101 au nord pour ensuite obliquer vers l’est sur la CA-175 via la route très sinueuse que les autochtones appellent Hopland Grade, qui permet de franchir les monts Mayacamas en une seule fois pour arriver à Lakeport, le chef-lieu du comté.

Clear LakeClear Lake, California.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons

Le plus gros de la population et des attractions du comté sont concentrées autour du lac, logé entre plusieurs massifs montagneux, formant un bassin qui atteint des températures record, dépassant largement les 40 degrés l’été. Le lac permet toutefois de se rafraichir : pêche, voile, jetski, wakeboarding ou tout simplement mouillette estivale font partie des activités privilégiées des vacanciers ou des indigènes, dont beaucoup possèdent un bateau sur une remorque dans leur descente de garage.

L’endroit se prête également à la randonnée — les plus courageux peuvent faire l’ascension du mont Konocti (prononcer “konoctaï”), un volcan endormi de quelque 1300 mètres qui domine le sud du lac et sert de point de repère principal dans la région.

Les motards trouveront l’endroit idéal. Hopland Grade est un parcours classique pour les amoureux des twisties, mais réservé aux plus expérimentés. Les pistes pour les amateurs de cross sont nombreuses, et la région peut être qualifiée de Harley Country. Les grosses routières américaines dominent en effet le parc des deux-roues, qu’il s’agisse d’habitants de la région ou de touristes venus faire une longue ballade autour du lac.

Suite

Addition au restaurantLe pourboire n’est pas obligatoire, mais il n’est pas non plus facultatif…
Photo : hollyoh7. Licence Creative Commons

Pour une raison que je ne parviens pas à expliquer, il semble que les Français — y compris de nombreux expatriés vivant aux États-Unis depuis des années — soient parmis les plus radins en matière de pourboire.

Certes, il y a des avares et des mal élevés partout. J’ai croisé quelques Américains de naissance qui ne lâchaient pas facilement les 15% correspondant au pourboire standard qu’on est censé laisser au restaurant. Mais les Européens — les Français en particulier — ont dans le monde de la restauration américaine une mauvaise réputation, due au manque de savoir-vivre dans ce domaine de nombre de leurs représentants. Et le stéréotype reste vivace, car validé de façon quotidienne par les touristes en visite à San Francisco et ailleurs.

Alors c’est vrai, certains Français visitant pour la première fois le Nouveau Monde ne sont pas forcément au fait des us et coutumes, et assument parfois de bonne foi que le service est inclus dans l’addition, comme dans l’Hexagone. Mais il existe aussi des Français qui savent pertinemment qu’une gratuity doit être laissée en sus, mais qui choisissent d’ignorer cette règle de base, par paresse ou avarice, et contribuant ainsi à projeter une sale image sur l’ensemble de leurs compatriotes.

Lire l’article »

Il doit bien être six heures et demie du soir ce mardi. En rentrant du boulot, j’ai troqué la Buell pour la Jeep, histoire d’aller chercher le nouveau casque Arai que j’ai commandé samedi dernier chez Cycle Gear, et de passer à la Redwood City Trading Post pour acheter un matelas gonflable pour cet été à Yosemite. J’ai un coupon de 20% de réduction, ça me semble être un bon investissement. Manque de pot, le magasin de camping est déjà fermé. Pas grave — j’ai récupéré mon casque tout neuf, je ne suis pas venu dans ce coin de la péninsule pour rien. De retour à Menlo Park, je me gare près de Trader Joe’s. J’ai besoin d’essuie-tout en papier. C’est fou la consommation que j’en fais.

Je sors de la voiture et me dirige vers l’entrée du magasin. Une superbe BMW R1200R blanche est garée là, toute équipée. J’admire la bête, qui semble neuve, ou presque.

« Jolie, hein ? » Un grand type aux traits durs, la cinquantaine bien tassée, s’approche, un sac de courses en papier sous le bras. « Ça fait un moment que je m’intéresse à ce modèle », lui réponds-je. C’est vrai. Voilà quelques semaines que je convoite cette machine, notamment les versions RT et ST. Et que je fantasme sur l’allure hooliganesque de sa cousine des villes, la K1200R.

« C’est la première fois de ma vie que j’achète un véhicule neuf », explique-t-il fièrement. « Et je ne le regrette absolument pas. Si tu en achètes une, prends le contrôle de stabilité automatique. Et la suspension pilotée électroniquement », conseille-t-il. « Ah oui ? » Je me suis justement demandé si ces options valaient la dépense. Le bouton marqué ESA sur la poignée gauche me fascine et me permet d’imaginer le confort procuré par l’ajustement pré-programmé de la suspension pour dévorer tour à tour les lacets des montagnes de la région, le pavé de San Francisco et les lignes droites d’autoroute.

Suite

J’ai récemment interviewé pour mon podcast Thierry Gabadou, conseiller spécialisé dans les affaires fiscales et financières internationales (particulièrement entre la France et les États-Unis). Je n’ai malheureusement pas eu le temps de finaliser le podcast, mais Thierry organise ce jeudi 24 mai un événement destiné aux expatriés envisageant de prendre leur retraite en Californie. Ce sera au Fairmont Hotel de San José, à 18h, et Thierry et quatre autres experts couvriront différents sujets, notamment les derniers changements concernant la convention fiscale entre la France et les États-Unis, comment gérer son patrimoine sur deux continents, la fiscalité en matière de revenu et d’immobilier, le système de retraite américain et les différences entre les polices d’assurance françaises et américaines.

Outre son expertise en questions financières, Thierry apporte toujours une attention particulière aux mets et au vin servis à ses événements, donc bonne bouffe garantie. Les réservations se font en contactant Thierry au (925) 366-9983.

Dernier podcast et billet sur le vote des Français de la circonscription de San Francisco, avec cette fois-ci, en plus d’une comparaison entre les résultats du consulat avec ceux des électeurs au niveau national et des expatriés, un regard sur le vote du second tour des Français des États-Unis, circonscription par circonscription.

L’interminable queue du 21 avril dernier n’était plus qu’un mauvais souvenir samedi 5 mai. Le consulat avait cette fois-ci mis en place trois urnes à San Francisco et deux à Sunnyvale, histoire de mieux répartir les votants, et ça a plutôt bien marché. Pas de queue ou presque, et un nombre d’électeurs en augmentation de 20% par rapport au premier tour avec 4 534 votants, le soleil aidant.

Télécharger la vidéo :
MPEG-4 H.264, compatible iPod et Apple TV (23 Mo, avec commentaire audio)
DivX & MP3 pour ceux qui n’ont ni Quicktime ni iTunes.
PDF (5 Mo, Acrobat Reader nécessaire)

Le taux de participation fut donc pour la circonscription de 37,15%. C’est évidemment moins que les presque 84% au niveau national et les 42% des Français de l’étranger, mais là encore, c’est un record pour le consulat. Les assesseurs ont compté 65 suffrages annulés (bulletins blancs ou nuls).

Participation à San Francisco

Revenons d’abord au premier tour. On avait constaté que les électeurs de la circonscription san-franciscaine avaient voté dans l’ensemble plus à droite (ou moins à gauche) que l’ensemble des Français. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avaient fait mieux qu’au niveau national, bénéficiant d’un vote utile et plus modéré à droite comme à gauche. François Bayrou avait lui aussi réalisé un meilleur score qu’au niveau national, et la question était de savoir comment ses voix allaient être reportées au second tour.

1er tour 2007

Le score de seulement 43,78% de Ségolène Royal dans la circonscription de San Francisco semble démontrer un report plutôt médiocre des voix qui sont allés à François Bayrou au premier tour. Alors qu’au niveau national, les bulletins qui sont allés le 22 avril au centriste semblent avoir bénéficié de façon à peu près équivalente aux deux candidats du second tour, il apparaît que dans la circonscription de San Francisco, seulement un tiers des votants ayant choisi Bayrou au premier tour aient reporté leur vote sur la candidate socialiste.

Second tour 2007

Le meilleur taux de participation au second tour peut aussi signifier que des expatriés favorisant Nicolas Sarkozy n’avaient pas daigné se déplacer pour voter le 21 avril, certains de voir leur favori arriver de toutes façons au second tour, pour lequel ils se seraient ensuite davantage mobilisés le 5 mai.

Suite

Cafepress et The Sunshine State
La culture générale semble décidément manquer aux responsables chargés de la promotion chez Cafepress.

Moins grave que sa précédente bourde, qui lui avait causé de la mauvaise presse à un moment délicat (le marchand changeait de programme d’affiliation, au grand mécontentement de nombre de ses utilisateurs), Cafepress.com vient cependant à nouveau de démontrer l’incompétence et l’ignorance culturelle de certains de ses employés.

Je viens en effet de recevoir un courriel promotionnel de la part de l’imprimeur titré “Inside The Wire: Celebrate the Sunshine State plus more“. Je m’attends donc à une collection d’illustrations sur le thème de la Floride, dont le surnom est fièrement arboré jusque sur les plaques d’immatriculations de l’État.

Que nenni. Chez Cafepress.com, ou plus précisément selon l’incompétent notoire responsable de ses lettres promotionnelles, The Sunshine State désigne apparemment… la Californie. Même si le soleil brille aussi sur la côte ouest, n’importe quel élève de sixième sait que le surnom de l’État est The Golden State (et sa devise Eureka). Cafepress.com a pourtant son siège à Foster City, une ville insipide de la péninsule de San Francisco, en Californie.

page suivante →