Verre à martini
So what’s your poison?
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

… ou comment commander dans un bar américain sans avoir l’air d’un con.

Le Français plongé pour la première fois dans l’ambiance d’un bar d’outre-Atlantique peut se retrouver face à un léger décalage culturel, surtout s’il se retrouve au comptoir à commander une tournée. Ici, comme dans d’autres pays, les marques d’alcool ne sont pas toujours les mêmes que dans l’Hexagone. Les cocktails ne portent pas tous les mêmes noms, et il y a un certain jargon à connaître. Voici donc un petit guide et un glossaire à l’usage des Français en virée, histoire de ne pas avoir l’air d’un imbécile lorsque vous vous retrouverez au zinc, à crier votre commande à un bartender pressé par-dessus le mix du DJ local.

D’ici peu, je ferai une petite revue de mes bars et lounges préférés de San Francisco et Silicon Valley. En attendant, certains conseils suivants tomberont peut-être sous le sens pour quiconque a jamais fréquenté un débit de boisson, mais d’autres seront peut-être utiles aux nouveaux arrivés ou aux visiteurs. Le bar, comme le café en France, est aux États-Unis le lieu de socialisation par excellence. C’est aussi le lieu privilégié pour la drague, quel que soit l’âge des protagonistes.

Bar 101 : soyez un expert de comptoir

Podcast

Thanksgiving, c’est la saison des remerciements.

Dans ce podcast :

The Day I Turned To GlassHoneycut
« Shadows »
Quannum Projects
Achetez sur l’iTunes Music Store, Amazon.com, Amazon.fr

Om ManiTechno Squirrels
« Om Mami »
Rave Police Records
Achetez sur l’iTunes Music Store

Abonnez-vous au podcast des Grenouilles dans la Vallée.

Stranger than Fiction

Stranger than Fiction (L’Incroyable destin de Harold Crick), réalisé par Marc Forster. Scénario de Zach Helm.
Avec Will Ferrell, Emma Thompson, Maggie Gyllenhaal et Queen Latifah.
Columbia Pictures. 113 minutes.
» Acheter sur Amazon.com, Amazon.fr

Will Ferrell est un acteur connu depuis plus d’une décennie aux États-Unis, notamment grâce à sa présence sur Saturday Night Live pendant sept saisons, et qui est passé au rang de star avec des gros succès comme l’hilarant Old School ou les beaucoup moins réussis Ron Burgundy et Tallageda Nights. En dehors de l’Amérique du Nord, cependant, Ferrell est un quasi-inconnu, même s’il a partagé la tête d’affiche avec Nicole Kidman dans Bewitched (Ma Sorcière bien aimée). Aucun de ses films n’a jamais engrangé plus de 100 millions de dollars à l’étranger, sans doute parce que nombre des productions dont il était la vedette s’exportent mal, tant elles sont ancrées dans la culture américaine contemporaine.

Will Ferrell
Will Ferrell est Harold Crick, un contrôleur fiscal hanté par la voix d’une écrivaine. Photo : Sony Pictures. Tous droits réservés.

Stranger than Fiction pourrait cependant bien être le film qui va faire exploser Will Ferrell en dehors du continent nord-américain, d’autant que sa prestation est digne d’une nomination pour l’Oscar du meilleur acteur (il a cependant une grosse concurrence cette année, donc n’y comptons pas trop).

Ici, Will Ferrell met de côté ses personnages bouffons pour une interprétation tout en subtilité, celle d’un contrôleur fiscal de Chicago à la vie réglée comme du papier à musique. Il régimente son emploi du temps avec une précision qui ferait honte à un horloger suisse, et son appartement ressemble à une chambre d’hôtel minimaliste, meublée par un styliste scandinave achromate.
Suite


Photo : derelyct. Tous droits réservés.

Le trottoir de la quatrième rue de San Francisco est envahi depuis hier par ceux qui sont impatients de pouvoir acheter la PS3, la nouvelle console de Sony tant attendue. À minuit jeudi, ils seront parmi les premiers sur la côte ouest à pouvoir débourser quelque 600 dollars pour leur nouveau jouet (la XBox 360 est elle commercialisée environ 400 dollars, et la Nintendo Wii seulement 250).
Ca campe donc devant le Metreon, le temple-cinéma à la gloire de Sony dans SoMa. CNET a d’autres photos du phénomène.

Mosnter Park
Monster Park a vécu. Photo : Telstar Logistics. Licence Creative Commons.

C’est officiel : les Athletics, l’équipe de Major League Baseball d’Oakland, vont déménager vers Fremont d’ici 2011, ville peu remarquable du sud-est de la Baie (si ce n’est pour sa concentration de la plus grande communauté afghane hors Afghanistan) pour jouer dans le futur Cisco Field, nommé d’après le géant des réseaux à qui appartient le terrain sur lequel sera construit le nouveau stade.
De leur côté, les 49ers de San Francisco ont stupéfait la ville en annonçant qu’ils déménageraient au sud de la Baie vers Santa Clara, qui héberge déjà leur quartier général. Pas de nouveau stade sur Candlestick Point donc, ce qui annihile la candidature de San Francisco aux Jeux Olympiques de 2016. Les 49ers avaient déjà déménagé de Kezar Stadium, dans le Golden Gate Park, vers le stade de Candlestick, à l’origine un stade de baseball reconverti, abandonné par les Giants pour Pacific Bell Park (rebaptisé SBC Park et AT&T Park, au gré des fusions et acquisitions).
Beaucoup ne s’attendaient pas à voir la famille York, propriétaire du club, décider de son déménagement en dehors de la ville. Un bras de fer semble toutefois engagé entre les leaders politiques de San Francisco et les dirigeants de l’équipe, qui veulent garder le nom intact. La sénatrice Dianne Feinstein a annoncé qu’elle refusait de voir « San Francisco » accolé au nom des 49ers si l’équipe quittait la ville. Elle a apparemment réussi à convaincre le maire Gavin Newsom de la soutenir dans ce combat, qui selon SFist déclarait en apparté il y a quelques jours « S’il veulent s’appeler les Santa Clara 49ers, ils peuvent. Cette ville n’a pas besoin d’une équipe de football ». De son côté, le superviseur Chris Daly, fraichement réélu, suggérait que la ville rachète l’équipe, sur le modèle de Green Bay. Sacré Chris.
Suite

Vote !
Bureau de vote à Menlo Park. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Les républicains avaient sentie venir la claque, mais ne se doutaient sûrement pas qu’elle aurait des implications quasi-immédiates dans le gouvernement Bush : Donald Rumsfeld a posé sa démission dès le lendemain, entérinant par là-même les analyses des commentateurs politiques qui qualifiaient les élections du 7 novembre comme un référendum sur la guerre en Irak.

La Chambre des Représentants tombe donc aux mains des démocrates, ainsi que le Sénat grâce à la victoire pleine de suspense du républicain reconverti démocrate James Webb, déclaré officiellement vainqueur de l’élection sénatoriale en Virginie après la concession cet après-midi du sortant George Allen, à qui clairement le mot « macaca » a coûté cher.

La San-Franciscaine Nancy Pelosi, réélue confortablement avec 80% des voix, va vraisemblablement devenir la première porte-parole féminine de la Chambre, une gifle cinglante pour la droite religieuse qui voit en elle l’incarnation suprême des « valeurs de San Francisco », un concept reposant avant tout sur les stéréotypes qu’une Amérique profonde associe encore souvent avec la ville. Mais surtout, les républicains n’ont gagné aucun siège au Sénat ou à la Chambre : c’est une perte nette, sans appel, qui pourrait sonner le glas de la carrière politique de nombreux ténors de la droite conservatrice : pêle-mêle, le sénateur sortant Rick Santorum a été défait en Pennsylvannie, Katherine Harris, privée de l’endossement de son parti, n’a pas été élue au poste de sénatrice qu’elle covoitait en Floride, et Richard Pombo, représentant républicain de la 11e circonscription de Californie, ancré depuis 7 mandats dans la région de Tracy, s’est fait détrôner par un nouveau venu aux couleurs démocrates, Jerry McNerney.

Cette vague bleue doit cependant être nuancée. D’abord, nombre de démocrates victorieux appartiennent à la frange la plus conservatrice du parti. On trouve dans le lot des défendeurs des droits des possesseurs d’armes à feu, des partisans de la prière à l’école et des adversaires farouches du mariage homosexuel.
Suite

page suivante →