Don't Jump
Photo : normy. Tous droits réservés.

Le San Francisco Film Festival projette demain un documentaire controversé : The Bridge est un film de Eric Steel, réalisé en 2004, qui capture plusieurs suicides du pont du Golden Gate. L’ouvrage n’est en effet pas juste prisé par les touristes. C’est malheureusement aussi la destination de nombreux candidats au suicide. Pour documenter son film, Steel a placé des caméras autour du pont, sous prétexte à l’époque — afin d’obtenir les permis nécessaires — de filmer des monuments historiques nationaux. Les caméras étaient rechargées toutes les heures, et les techniciens avaient comme consigne d’appeler les urgences au cas où ils verraient un jumper, comme la police les appelle dans son jargon. Le film montre la chute d’une demi-douzaine de suicidés, et documente leur vie en s’entretenant avec leurs proches, ainsi qu’avec un homme qui a survécu à sa chute en 2000.
Le San Francisco Chronicle estime qu’au moins 1218 personnes se sont suicidées du Golden Gate Bridge depuis son ouverture en 1937, soit une vingtaine en moyenne chaque année. Une étude pour installer un filet semblable à celui de la Tour Eiffel vient de trouver les 2 millions de dollars qui manquaient à son budget jeudi dernier. Le projet est complexe, car le système doit aussi pouvoir résister aux vents violents du Pacifique.

Delanoë et Newsom
Photo : Steve Rhodes. Licence Creative Commons.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë est donc reparti pour la France après sa visite à San Francisco pour célébrer les dix ans du jumelage de la capitale française à la cité près de la Baie. Le San Francisco Chronicle n’a pas pu résister à l’un des pires titres jamais pondus par le quotidien : Gay mayor of gay Paris visits gay San Francisco. Vous avez dit lourd ?

Perroquets
Photographié et posté à partir de mon téléphone mobile.

Ils résident principalement sur Telegraph Hill, mais on peut les voir souvent en fin d’après-midi dans les jardins de l’Embarcadero Plaza.

AirforceOne
Photo : julie2equine. Tous droits réservés.

C’est bien Air Force One que certains habitants de Silicon Valley ont vu atterir sur la base aérienne de Moffett Field, ce matin à Mountain View.
Le président, qui jusqu’ici avait spectaculairement ignoré les geeks californiens, est venu faire un petit photo op avec les entrepreneurs du coin, commençant la journée chez Cisco où l’attendait le gouverneur Schwarzenegger. Cisco était en février dernier dans la ligne de mire d’un comité du Congrès américain qui s’intéresse à la livraison de routeurs que la société a faite au gouvernement de la Chine populaire, lui permettant de contrôler l’Intranet gigantesque qui tient lieu d’Internet là-bas. Il s’est ensuite rendu à la Hoover Institution de Stanford, où une autre série de manifestants l’attendaient, notamment un jeune gay dont la pancarte proclamait “I Like Dudes and I Don’t Like Bush” (il faut connaître un minimum d’argot californien pour la comprendre, celle-là). Les protestataires se sont organisés pour souhaiter la bienvenue au président à leur façon.
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Money & Run
Money & Run : Bonnie & Clyde, version white trash.

Hier soir c’était la couturière de Money & Run: Episode 4: Go Straight, No Chaser, une production de la troupe Impact Theater de Berkeley, et puisque SFist m’a gracieusement offert deux tickets pour le spectacle, je peux du coup jouer au critique. Impact Theater sévit depuis La Val’s Subterranean, un sous-sol de pizzeria (l’avantage, c’est qu’on peut s’offrir une part de pepperoni-fromage à l’entr’acte et même la finir pendant le reste de la pièce), et la douzaine de membres de la compagnie sont pour certains des vieux de la vieille de la scène théâtrale de la Baie.
Money & Run est apparemment — comme le sous-titre l’indique — le quatrième épisode des aventures de Money et Run, qui sont les héros très white trash de cette production, un couple façon Bonnie et Clyde mais en plus crade, avec un accent du sud et des jeans déchirés. Ils braquent les banques et les stations service, mais les gens du coin les aiment bien. Un rebondissement survient (il y en a plus d’un) et le couple doit changer son style de vie, et adopter une routine plus pépère et respectable.
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Gavin Newsom
Gavin Newsom, maire de San Francisco, interviewe des rescapés et descendants de rescapés du tremblement de terre de 1906. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Des milliers de San-Franciscains se sont levé tôt ce matin pour se rassembler sur Market Street et commémorer le tremblement de terre de 1906 autour de Lotta’s Fountain. Les réjouissances commencèrent officiellement à 5h12, l’heure où frappa le séisme. Le maire Gavin Newsom présida à la cérémonie très bon enfant, les pompiers étaient à l’honneur, de nombreux San-Franciscains s’étaient habillés pour l’occasion et l’Armée du Salut distribuait du café gratuitement.
Outre un discours obligé du maire, les lève-tôts ont eu droit à quelques mots de « ces femmes qui gèrent notre ville », comme aime à dire une de mes amies san-franciscaines : Heather Fong, qui dirige la police de San Francisco, et Joanne Hayes-White, chef des pompiers de la ville.

San Francisco Chiefs
Un homme non identifié, entouré de Heather Fong, chef de la police, et Joanne Hayes-White, chef des pompiers de la ville. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Gavin Newsom a ensuite joué les animateurs en interviewant devant les caméras des télévisions locales les rares rescapés du séisme (dont le doyen, âgé de 109 ans), ou ceux qui sont nés à cette période. « Reste pour me tenir chaud, Gavin », insista une novagénaire avec de la suite dans les idées.

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